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Where am I ?

Mardi 25 août 2015 à 21:30

Si vous me lisez depuis un moment, ou même si vous avez brièvement parcouru les pages précédentes, vous avez pu remarquer qu'une de mes plus grandes craintes, c'est de me retrouver seule un jour.

"Seule".
C'est un mot qui apparaît tant et tant de fois dans mes écrits qu'il a même intégré ce "nuage de mots", là, à gauche.

La solitude.

Jusqu'alors, je pensais que l'on pouvait s'habituer à la solitude, l'apprivoiser, en faire une compagne -paradoxe, quand tu nous tiens.
Pour moi, la solitude signifiait le calme, et je pouvais alors espérer trouver l'inspiration.
La solitude, c'était l'évasion.

Mais aujourd'hui, je pense que je me suis
trompée.
Pendant trop longtemps, j'ai confond
u la solitude et l'isolement.
Ce qui me plaisait, c'était de pouvoir choisir
ma solitude.
 
 
Ne pas la subir.


C'était à une époque où cela m'arrivait encore assez souvent,
et je savais quoi en faire, je savais comment occuper ces heures à attendre que le monde finisse par me rattraper.
 
 
 
Et je les aimais, ces heures loin de tout.
Mais à présent...

A présent, je me sens comme prisonnière de moi-même.
Je ne me ressemble plus. Je voudrais... je voudrais être une autre, je crois.

Ou trouver quelqu'un avec qui je pourrais être celle-là sans me sentir aussi mal.
Quelqu'un qui complète cette solitude, qui la rend belle, supportable,
Qui m'aide à véritablement en faire quelque chose.
Ou mieux encore :


Quelqu'un qui me passe cette envie, ce besoin de solitude.



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Passing by

Mardi 25 août 2015 à 19:22

"La nuit devint aube, et l’aube devint jour.
Puis
les jours succédèrent aux jours et petit à petit,
elle oublia qu’elle avait eu
une autre vie
avant."

Eglaïa II - Le Pays-Promesse

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Il était un rêve

Lundi 13 avril 2015 à 12:20

J'ai fait un rêve étrange.

Il y avait cette personne, ce jeune homme... J'ai l'intime conviction de l'avoir déjà croisé, mais je pense que c'était dans un autre rêve. Et cette nuit, j'avais le sentiment que ce serait la dernière fois... Nous n'avons pas échangé de mots, nous n'en avions pas besoin, mais... quelque chose dans l'air, dans l'ambiance, quelque chose dans son regard semblait signifier que cette rencontre serait la dernière... Et ça m'a fendu le cœur. Je crois que j'ai pleuré, un peu, dans l'inconscience de mes songes.
Cette rencontre, aussi fugace soit-elle, était teintée de tant de nostalgie et de mélancolie... C'est comme si on allait m'arracher de doux souvenirs dont je n'avais même pas encore pleinement conscience. Et c'est là ce dont je me souviens le plus de cette nuit, cette triste résignation... J'allais perdre quelque chose qui s'avèrerait sans doute précieux, et on ne pouvait rien y faire.
Alors nous avons
marché
, les pieds nus, dans l'herbe humide. Je reconnaissais l'endroit, mais cela ne collait pas. Alors le décor a changé. Nous étions seuls. Il n'existait rien d'autre que nous deux, nos pas sur le tapis de rosée et cette lourdeur sur nos cœurs. Il marchait devant moi. Nous déambulions dans des sous-bois agréablement frais. Le silence nous entourait.  Il se retournait, parfois, et me regardait droit dans les yeux. Il ne se plaignait pas, mais son regard était empreint de tristesse, ses épaules étaient affaissées. Sa détresse me touchait davantage, je crois, que mon propre chagrin. Petit à petit, à mesure que nous nous enfoncions dans les bois, je sentais mon cœur se serrer et une boule se former dans ma gorge. Il n'y avait qu'une brise légère dans les feuilles et quelques oiseaux pour nous rappeler que le temps continuait sa course cruelle et que, bientôt, nous allions être séparés. A jamais.

Il s'arrêta. Nous étions arrivés dans une petite clairière baignée de soleil. La lumière faisait des reflets acajou dans ses cheveux de jais. Il planta son regard noir dans le mien. Lentement, il tendit sa main vers mon visage. Je me retenais de pleurer, mais je savais qu'à l'instant où sa peau toucherait la mienne, rien ne pourrait empêcher ses flots salés de se déverser sur mes joues.

Et soudain, tout est devenu flou. J'ai senti les larmes s'échapper de mes yeux et rouler jusque dans mon cou, je me débattais, luttant contre cet éloignement, l'appelant à l'aide mais il semblait déjà ne plus m'entendre.
Je me suis réveillée, envahie d'une vague de tristesse.
C ' é t a i t  t e r m i n é .

Cette sensation d'
adieu a rendu le réveil plus difficile et plus douloureux encore.

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Alors c'est à ça que ça ressemble, un véritable adieu ?

RIP, Petit Lys.

Jeudi 1er mai 2014 à 0:52

Une page de ma vie va disparaître bientôt. Cette nuit, peut-être.
Mon ancien blog, inactif depuis trop longtemps. J'ai longtemps hésité à publier un petit article, histoire de le garder en vie, mais à quoi bon.
Mes sentiments et mes émotions sur cet autre blog étaient comme sur des montagnes russes. C'est une période marqué par l'extrême. Rien ne me paraissait "normal", "dans la moyenne". Soit j'étais au paradis, soit j'étais au trente-sixième dessous. Cette période, celle des rencontres décisives, fût très difficile à vivre pour moi, au final. Et ce blog, même aujourd'hui, était posé là, dans les méandres de la toile, comme un friendly reminder de mes souffrances passées. Je n'ai pas besoin d'une infinité de 0 et de 1 pour me rappeler les raisons d'être de mes cicatrices invisibles, je ne les connais que trop bien. Et les gens dont il était question au fil de ces pages ne sont, pour la plupart, plus rien pour moi. Que des souvenirs, bons ou mauvais, par choix ou parce que la vie en a décidé ainsi. Peut-être certains ont-ils suivi le fil de mes pensées jusqu'ici. Et peut-être ne se rendaient-ils pas compte que leur absence m'a coûté. Ce sont des choses qui arrivent. C'est la vie.

Le Lys au milieu des Epines ne sera bientôt plus. Petit Lys a poussé, grandi, éclot et lentement, imperceptiblement, Petit Lys s'est fanée. De fleur, me voilà devenue poupée. Ou, comme dans la chanson de Mannick, une petite fille dont le chat s'est perdu, et qui pleure à chaudes larmes.

Cependant, lors de mon ultime visite dans mon propre musée, j'ai pu apercevoir une lueur d'espoir. Comme quoi mon coeur n'était pas totalement cassé, même à cette époque-là :



Mô nakanaide
Boku ga iru kar
a
Mô taisetsu na mono wo
Akirametari shinai...

Ne pleure plus
Car je suis là
Je n'abandonnerai plus
Ce qui m'est précieux...


 

Après la Tempête

Jeudi 23 janvier 2014 à 21:54

Il y a des évènements comme ça, parfois, que l'on redoute au plus haut point. On les voit se profiler à l'horizon, et on préfère fermer les yeux. On ne veut pas les voir arriver. On sait que c'est inévitable, que ça arrivera avec ou sans notre consentement. On ne veut pas les subir, on ne veut pas les vivre. Et un jour, on se rend compte que la tempête est passée, et que nous sommes encore là. Nous, petit être fragile, petit être solitaire, nous avons survécu. Malgré nos doutes, malgré nos réticences, c'est arrivé. Et nous continuons de vivre, malgré tout.

Il y a des gens qu'on ne veut pas perdre, des gens dont on pense qu'ils font partie de nous, que sans eux nous ne serions plus vraiment nous-mêmes. Ces amitiés étroites sont loin d'être éternelles et parfois, elles se dissipent avant même que l'on s'en soit rendu compte. Worth it ou non, on ne peut pas se décider tant que le doute subsiste. Mais bien souvent, c'est une fois disparues qu'elles nous paraissent bien trop futiles pour y avoir consacré tant d'énergie. Alors oui, quand les choses commencent visiblement à battre de l'aile, on commence par regretter tous ces moments qu'on imagine pas revivre avec quelqu'un d'autre que ces gens-là. Et puis vient la rancoeur.

On commence à se demander si tout cela n'était pas prémédité, s'il ne s'agissait pas, après tout, d'une vaste farce dont nous étions le dindon. Depuis le début -ou presque. On se demande depuis combien de temps la fin de cette histoire a-t-elle été décidée. Sans que nous ayons eu notre mot à dire. Depuis quand la décision finale a-t-elle été prise, et si les souvenirs valent vraiment toute cette amertume. Mais je crois que ce qui nourrit cette amertume, c'est que, bien souvent, on nous accuse d'avoir condamné ce que maintenait à flot.

Regardez-vous, regarde-toi. Penses-tu vraiment que je sois coupable ?
Qui, de nous deux, a tout fait pour reculer les échéances ?
Qui, de nous deux, n'était jamais disponible ?
Qui, de nous deux, a envoyé l'autre dans les roses ?
Ton départ ne m'a pas détruite. Rien ne le pourra plus. Tu le sais, n'est-ce pas ?


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