<" alt="Le livre Eglaïa

Après la Tempête

Jeudi 23 janvier 2014 à 21:54

Il y a des évènements comme ça, parfois, que l'on redoute au plus haut point. On les voit se profiler à l'horizon, et on préfère fermer les yeux. On ne veut pas les voir arriver. On sait que c'est inévitable, que ça arrivera avec ou sans notre consentement. On ne veut pas les subir, on ne veut pas les vivre. Et un jour, on se rend compte que la tempête est passée, et que nous sommes encore là. Nous, petit être fragile, petit être solitaire, nous avons survécu. Malgré nos doutes, malgré nos réticences, c'est arrivé. Et nous continuons de vivre, malgré tout.

Il y a des gens qu'on ne veut pas perdre, des gens dont on pense qu'ils font partie de nous, que sans eux nous ne serions plus vraiment nous-mêmes. Ces amitiés étroites sont loin d'être éternelles et parfois, elles se dissipent avant même que l'on s'en soit rendu compte. Worth it ou non, on ne peut pas se décider tant que le doute subsiste. Mais bien souvent, c'est une fois disparues qu'elles nous paraissent bien trop futiles pour y avoir consacré tant d'énergie. Alors oui, quand les choses commencent visiblement à battre de l'aile, on commence par regretter tous ces moments qu'on imagine pas revivre avec quelqu'un d'autre que ces gens-là. Et puis vient la rancoeur.

On commence à se demander si tout cela n'était pas prémédité, s'il ne s'agissait pas, après tout, d'une vaste farce dont nous étions le dindon. Depuis le début -ou presque. On se demande depuis combien de temps la fin de cette histoire a-t-elle été décidée. Sans que nous ayons eu notre mot à dire. Depuis quand la décision finale a-t-elle été prise, et si les souvenirs valent vraiment toute cette amertume. Mais je crois que ce qui nourrit cette amertume, c'est que, bien souvent, on nous accuse d'avoir condamné ce que maintenait à flot.

Regardez-vous, regarde-toi. Penses-tu vraiment que je sois coupable ?
Qui, de nous deux, a tout fait pour reculer les échéances ?
Qui, de nous deux, n'était jamais disponible ?
Qui, de nous deux, a envoyé l'autre dans les roses ?
Ton départ ne m'a pas détruite. Rien ne le pourra plus. Tu le sais, n'est-ce pas ?


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The silence may fall

Mercredi 30 octobre 2013 à 19:45

Le soleil descend, le vent se lève.La Pénombre, petit à petit, avance.
Elle s'étend. Du pied des murs jusqu'aux portes des magasins.
Elle gagne du terrain, gomme les couleurs,
recouvre le monde d'un voile uniforme.

Puis vient la nuit.
La nuit froide, la nuit humide.
La longue nuit de l'hiver.
Cet hiver qui, là d'où je me tiens, semble sans fin.

Quand le sommeil te prend trop vite
Puis soudain t'abandonne.
Rien ne respire, rien ne bouge.
La nuit est là.

La nuit et tous ses monstres
Tapis dans l'ombre,
Cette ombre épaisse de silence.

Ce silence si intense,
Celui qui vrille les tympans,
Celui qui fait battre le coeur plus vite.
Celui qui glace le sang.

Celui qui noie tout ce qui disparait dans les recoins,
Gardé par ces regard effrayants,
Cette crainte du noir qui habite les enfants.
Ecoutez, regardez, comme eux.
Ils sont les seuls à deviner tous les périls qui vivent loin de la lumière.

Oh, je sais que je regagne, chaque soir, cet écrin d'amour et de chaleur, ce foyer de douceur.
Mais par delà les fenêtres, la nuit est toujours là.
La nuit, et son lot de peurs.
Le silence, et les monstres.



Il est plus d'un silence, plus d'une nuit, car chaque solitude à son propre mystère... (Sully Prudhomme)

Wanna be my Doctor ?

Lundi 19 août 2013 à 14:58

Bientôt, Tu reviendras,
et ce sera enfin la fin du vide, du froid, du silence...

La fin de mon cauchemar.


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Ten alone
by
killashandra falta

Eglaïa~

Jeudi 7 mars 2013 à 19:29

http://petrouschka.cowblog.fr/images/carte.jpg Je l'ai fait. 

Je l'ai vraiment fait.

La griffonneuse compulsive que je suis a réussi.
Mon roman est
édité
.

Les plus perspicaces auront vu le changement,
l'apparition de la vignette de
TheBookEdition.com
qui a remplacé la playlist qui commençait à dater.

En effet, Eglaïa -dont je vous ai déjà parlé il y a bien longtemps déjà,

est désormais disponible à la vente sur le catalogue de TheBookEdition !

Pour plus d'informations, rendez-vous sur
Eglaia.canalblog.com
Vous pouvez aussi cliquer sur la bannière dans le menu gauche du blog,
Et rejoindre l'aventure sur
Facebook.

Pour vous mettre en appétit, voici la présentation du roman !

"Bien loin de notre Terre, à Eglaïa, les peuples vivent en harmonie.
Mais, à l’abri de la Forteresse Noire, un seigneur déchu prépare sa vengeance.

Face à la menace grandissante,
les Mages n’ont d’autre choix que de faire revenir les Déesses des Éléments, envoyées il y a douze ans sur Terre afin de grandir loin des complots et des luttes de pouvoir.

De retour chez elles, les jeunes filles semblent avoir tout oublié.
Amilaème, fils de Gaïa, devient leur guide et se voit chargé de tout leur réapprendre.
Cependant, le temps presse car l’Ombre s’apprête à lancer son ultime assaut."




  J'espère vous retrouver très vite !

Don't open your door to the Beast.

Mardi 2 octobre 2012 à 15:04

Il était là, à s'inventer ces vies qu'il ne vivait pas, qu'il n'avait jamais vécues et ne vivrait jamais.
Il était là, se voulant de bon conseil, mais ne suivant que son propre intérêt,
Cherchant dans chacun ce qui saurait lui être utile, un jour ou l'autre.

Puis ce jour est venu, celui qui ne fut succédé d'
aucun autre.
Ce jour où il est resté là, pantois, sur ce trottoir mouillé.
Ce jour où, dans un rire hystérique, élan de folie frénétique, elle est partie.


Sans remords, sans regrets, elle est partie.
Sans une larme, sans un soupir.
Sans un regard en arrière.
Juste son coeur plein de souvenirs amers.


Elle est partie et elle a voulu devenir quelqu'un,
au lieu de n'être que quelque chose.

Et lui, lui qui répétait "Tu sais, moi, je n'ai pas de coeur."
Lui, a découvert la souffrance, et la douleur.

Lui, le monstre ; lui, la bête, il s'est senti Humain.
Fatalement, misérablement Humain.
Etre pitoyable à ses yeux.
Pauvre, faible, et malheureux.


Lorsqu'il a levé les yeux, il n'y avait plus personne.
Plus un souffle, plus un mot, plus une trace d'aucun homme
Ses
mensonges avaient porté ses fruits.
Il devait subsister seul, sans soutien, sans autrui.


Il s'est levé, dans cet Univers sombre,
Monde de cendre et d'infinie noirceur,
Et il a marché, marché encore, pendant des heures.
Sans jamais croiser ni silhouette, ni ombre.

Et puis, une lumière, soudain, au loin.
Il s'est approché. Lueur, chaleur.
Il a vu un sourire, beau comme un clair matin.
Il est entré.
Peur et fureur.

Dans un fracas assourdissant, il a fait irruption dans une autre vie.
Petit à petit, méthodiquement, il s'est immiscé dans les moindres souvenirs.
Il en a fait partie. Un ver dans une pomme rouge et sucrée.
Comme la première fois, tout finit par s'effondrer.


Un nouveau jour d'apocalypse l'a ébranlé.
Balayant la vie radieuse où il était entré, messager du crépuscule.
Il a tout emporté, réduisant à néant les joies et les bonheurs de ces bons-vivants.


Ainsi l'histoire recommencera sûrement.

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Et le pire dans tout ça, c'est que je suis persuadée qu'il s'en amuse.

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